PRÉSENTATION

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Mejda Ben

Mejda Benchaabane,

Je suis née et j’ai grandi à Alger (Algérie) 

Psycho-clinicienne de formation, Plasticienne de Passion.

Dans tout début de parcours, l’enfance reste cette période clef où se forge tout l’intérêt ; en creusant au plus profond, on se retrouve avec des souvenirs colorés de cet âge où on se veut, désintéressé, les mains dans la peinture et les dessins sur les murs.

Ma première école fut chez moi, avec les précieux conseils de ma maman, puis vient la période où j’ai suivi quelques ateliers au niveau du Musée National des Beaux Arts d’Alger au près de Houadef Djahida.

Du passe-temps à la passion en passant par le vide, creux de l’imagination, chaque marche a dû mener plus haut en laissant derrière elle des empreintes qui témoignent de ces périodes de création compulsive. Ne dit-on pas souvent que l’adolescence est cette période de renouvellement et de restructuration où on cherche sa voie et sa vocation.

Ce n’est qu’après vingt  ans d’existence que je décide enfin d’exposer et d’assumer mes idées et mes émotions à travers une peinture où les formes me parlent en variant les couleurs, les humeurs et les tonalités. Des courbes mélodieuses nous renvoient tantôt vers le feu, tantôt vers le froid. J’étais dans cet ambivalence qui m’a poursuivi jusqu’au bout.

Dans la quête de l’exclusif, divers chemins ont été explorés, en empruntant  une touche de Van Gogh, Picasso, Miro ou de Kandinsky…
On peut dire que les modèles n’ont pas manqué mais l’appel du « Soi » a sonné !

Je ne peux me permettre de placer ma peinture dans une catégorie ou un style particulier. Peu importe l’école, le courant, l’important pour moi dans l’acte de peindre est de comprendre notre lien avec nous même et avec le monde tout en restant dans l’expression et le partage. Qu’on soit émetteur ou récepteur on a des ondes en commun, une œuvre qui nous regarde et des couleurs/formes qui nous parlent.

Après avoir obtenu le diplôme de licence en psychologie clinique, je me suis dirigée vers l’Ecole Supérieure des Beaux Arts d’Alger pour faire une recherche post-graduée (Magister) en « Art et sciences de l’art ». J’ai mené durant trois années une étude autour de la question de la création et de la symbolisation dans la représentation plastique.

Par la suite, quelques années d’expérience dans l’enseignement de l’éducation artistique (niveau collège) m’ont permis de replonger dans les connaissances techniques basiques et de rediriger quelques peu ma peinture. D’autres motivations, d’autres références, d’autres besoins ont vu le jour… et je souhaite que ma peinture soit constamment en perpétuel changement.  

EXPOSITIONS:

2006 -Février : Exposition Collective : Salon de l’Aquarelle et des Arts Graphiques, à la galerie Smaïl Samsom au Théâtre des Verdures, Alger.

-Mars : Exposition Collective : 8 Mars « Journée de la femme », Palais de la Culture, Alger.

-Mai : Exposition collective en hommage aux défuntes Aïcha Haddad, Baya Mahieddine et Kheira Flidjani, à la Galerie Smaïl Samsom, Théâtre de Verdure, Alger.

-Juin : Exposition collective : Journée de l’Artiste,  à la galerie Smaïl Samsom au Théâtre des Verdures, Alger.

-Décembre : Exposition à Trois « palette triangulaire » : Mejda Benchaabane, Meriem Benchaabane, Mounjia Abdeltif, à la galerie Smaïl Samsom au Théâtre des Verdures, Alger.

2007 -Décembre : Exposition individuelle «  Eclats d’âme »,  au Cyber Galerie, rue Didouche Mourad, Alger centre.

- Mars : Exposition collective à l’occasion de la journée de la femme, 8 Mars 2008, à la Galerie Samsom, Théâtre de verdure, Alger.

2008 -Mai : Exposition Collective : Salon de l’Aquarelle et des Arts Graphiques, à la galerie Smaïl Samsom au Théâtre des Verdures, Alger.

-Juin : Exposition individuelle « Entre ombre et lumière » à la galerie Thevest, Kouba- Alger.

2009 -Mars : Exposition collective à l’occasion de la journée de la Femme, au Théâtre de Verdures, Alger.

-Septembre : Exposition au stand « Auto Algérie », Foire de l’automobile, pin maritime Alger.

2010 -Octobre : Exposition collective au Salon d’Automne. Palais de la culture, Kouba-Alger.

2011 -Février : Exposition internationale FIARTE à Grenade, Espagne.

-Mars : Exposition des femmes artistes de la méditerranée à l’occasion du 8 Mars, Grenade, Espagne.

-Mars : Exposition collective à l’occasion du 8 mars , Palais de la culture, Alger.

-Mars : Exposition collective à l’occasion du 8 mars, au niveau de la Galerie d’Arts du Centre de Loisirs Scientifiques  « Art et culture », Alger.

2013 -Mars : Exposition collective « Palette au féminin » à l’occasion du 8 mars, au niveau de la Galerie Baya, Palais de la culture, Alger.

2014 – Avril : Exposition internationale FIARTE Ve édition à Grenade – Espagne

-Mai: Exposition internationale avec l’Association le Reflet de nos différences au Château de Franc-waret à Namur – Belgique

-Juillet: Exposition collective à la galerie des « Ateliers Bouffée d’art » – Résidence Sahraoui, les Deux bassins, Benaknoun, Alger.

2015 – Avril : Exposition internationale FIARTE VIe édition à Grenade – Espagne

Mai: Participation au Salon du jeune talent, première édition à la Galerie des Ateliers Bouffée d’Art- Résidence Sahraoui, les Deux bassins, Benaknoun, Alger.

CONCOURS:

2005 - Participation au concours de peinture du 8 Mars,  Palais de la Culture, Alger.

2006 – Participation au concours : «  Désertification »,  organisé par le Ministère de l’Environnement à Alger.

2007 – Participation au concours « Art pour Tous »  à Paris. (Classée 9ème sur 156 candidats).

2008 – Participation à la 11eme rencontre et Grand prix international de peinture « jeune talents 2008 » à Montrond les Bains (France) : Deuxième prix.

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« PALETTE TRIANGULAIRE »:
Une exposition collective, de trois artistes peintres à la galerie Samsom, Théâtre de verdure, Alger (Décembre 2006):
Benchaabane Meriem/ Benchaabane Mejda/ Abdeltif Mounjia

 Mejda Benchaabane, Passionnée de dessin dès l’enfance, elle fait usage de ce merveilleux outil pour s’exprimer et dégager ses états d’âme et sentiments cachés au fond de son être hypersensible. Les travaux s’accumulent. Elle s’exerce sans cesse pour parfaire la technique et les idées. Aujourd’hui nous pensons qu’il est temps qu’elle ose exposer des œuvres révélatrices d’une farouche volonté de s’exprimer…

Dans les oeuvres de Mejdaben, on retrouve:

1/ Les sujets:

Il est difficile de « globaliser » les préoccupations de Mejda. Toutefois, elles concernent souvent l’intériorisation des états d’âme. Elle préfère laisser ses sentiments en effervescence s’accumuler, se stratifier, mûrir au fond de son âme avant de les projeter tantôt musicalement, tantôt avec émotion !

2/ La technique:

Elle a choisi très tôt la peinture à l’huile sur toile après y avoir découvert une aise et un confort. Pendant plusieurs années, elles s’est enseignée les arts plastiques en reproduisant des peintres : les uns qui ont marqué l’histoire et les autres contemporains. Cette technique l’aide à mieux façonner ses « figures », ses arabesques, ses dégradés pleins de sensualité. Son pinceau qu’elle utilise avec grande habileté, compose très bien avec la matière onctueuse qui s’applique avec souplesse et élégance.

3/ Les couleurs et les tons:

Une force, une intensité, une détermination se dégagent des couleurs utilisées. Elle s’affirme, elle révèle sa personnalité passionnément. Elle réfléchit, synthétise ses idées et les met en forme grâce à des tons qui vont du froid au torride. Plutôt de nature discrète, elle laisse ses travaux parler pour elle et exprimer un bouillonnement caché.

Source : www.founoune.com

 

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Exposition picturale de Mejda Benchaabane:  »FRAGMENT D’ÂME ÉMERGÉS »

Jusqu’au 6 janvier, la cybergalerie Didouche Mourad abrite une exposition picturale de l’artiste récipiendaire Mejda Benchaabane.  La vingtaine d’œuvres accrochées dans des cimaises de l’espace, laissent émerger l’intériorité de la plasticienne qui étrenne son panel d’œuvres en solo. Le regard du visiteur voit défiler des compositions lovées dans une musicalité qui inonde ses à-plats.

Psychoclinicienne de formation, Mejda oriente son parcours dans le geste plastique non sans en avoir été imprégnée au passage, d’une certaine aura du travail « picassien », de Miro ou de Kandinsky. Des figures allégoriques dont l’expression des formes conjuguée à l’harmonieuse combinaison des couleurs, nous renseignent sur le courant contemporain qu’elle veut mettre en avant. L’artiste tient à « voguer » sous sa propre latitude picturale. Après avoir pris part à nombres d’expositions collectives, l’artiste explore ses tréfonds, taquine sa muse féminin, cultive la technique du trait et invite, pour la première fois, le public à apprécier son langage plastique, à travers une collection intitulée Eclats d’âme dont les compositions sur toile et sur carton explosent de joie et de mélancolie. Elle promène l’œil du spectateur dans un univers de circonvolutions dont les courbes mélodieuses et les mouvements spirales –en flamme-demeurent son registre de prédilection. Sa thématique la plus prégnante, elle la puise dans le dédale de la pudeur et la grâce de la femme : discrétion, élégance et fragilité foulent subitement ses subjectiles.  Un triptyque auquel s’abreuve la jeune plasticienne.

Mélomane, Prière, Suggestion, Phobie, Entre vents et marées, Mi-voilée, Eternel, Méditation, Regret, Affection sont autant d’œuvres qui nous poussent à mettre le doigt sur une atmosphère feutrée, comme pour rehausser la facture de ses œuvres. Aux réalisations déclinées dans un ton pastel  ou bichromie, l’artiste oppose des œuvres dont l’abondance chromatique illustre le bouillonnement tapi dans son for intérieur. Une sensibilité et une dynamique qui ne révèlent pas moins la richesse de son talent. Un talent prometteur qui se fraie en silence son chemin et qui monte comme le blé.
 

Par : M. Tchoubane
Source : www.elwatan.com (Le: 06/01/2008)

 

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Mejda Ben expose à la Cybergalerie de Didouche Mourad:

« UNE ÉCLATANTE CREATIVITE »

Ce jeudi, les amoureux des arts plastiques ont eut droit à une promenade picturale dans les dédales d’une âme artiste et créative, celle de la jeune artiste Mejda Ben. Le vernissage d’une exposition artistique constitue toujours un événement heureux, puisqu’il donne la possibilité à l’artiste de rencontrer son public dans un cadre convivial, de converser avec lui et surtout de le conduire dans l’univers sensationnel de ses dernières créations. Ce jeudi, les amoureux des arts plastiques ont eut droit à une promenade picturale dans les dédales d’une âme artiste et créative, celle de la jeune artiste Mejda Ben.

L’exposition intitulée «Eclats d’âme» contient une vingtaine d’œuvres accrocher sur les murs blancs de la Cybergalerie de la rue Didouche Mourad. Le public, composé d’architectes, d’artistes, de journalistes et de curieux, n’a pas manqué d’exprimer l’admiration et l’envie d’aller à la rencontre d’une artiste aussi bouillonnante d’imagination. Sur ses œuvres, Mejda Ben exprime sa façon de voir les choses, de voir le monde et de s’accommoder de ses contraintes.

Cette jeune artiste autodidacte issue d’une famille d’artistes peintres, a lié une remarquable technique plastique à un langage sincère, elle nous émeut à travers le choix harmonieux de ses couleurs, de ses formes aériennes qui ne touchent jamais le trait, la base ni la terre, comme une envie de rester suspendu entre ciel et terre. Un exercice périlleux qui lui donne cette originalité dans le geste.
Forte d’une sensibilité et d’une pudeur avérée, Mejda Ben à un regard incisif sur la vie, qui transparaît dans sa peinture, elle capture les moments ordinaires de sa propre vie et les rends uniques, pleins de sens, on est difficilement insensible à cette âme en mille éclats.

En se baladant dans le sillage coloré de ses peintures à l’huile sur carton et sur toile, on aperçoit la passion, le ressentiment et la contemplation d’une jeune femme, qui ne fini pas d’étaler ses émotions. Le pourquoi et le comment qui a amené l’artiste en ces contrées escarpées, et si peu hospitalières, on ne le lira que dans la force que projettent les œuvres et non pas chez l’artiste qui déclare «mon travail artistique a été accomplit, à présent c’est aux visiteurs de lire l’oeuvre et d’en extraire le sens et l’émotion.» On ressent une envie incontrôlable de s’attarder un long moment sur cette toile intitulée «Vipère» qui nous met mal à l’aise, un lieu d’une improbable angoisse, une vipère de couleur verte resserre un être chétif, lui ôtant l’essence de la vie.

Dans sa création intitulée «Surmoi, moi, ça» on sent l’influence de sa formation, car l’artiste est psycho clinicienne. «Livre d’or», «Palette d’or» et «Mélomane», le même personnage recroqueviller sur un livre, un pinceau ou un instrument de musique, l’artiste délivre un message en affirmant «pour moi, la littérature, la peinture et la musique sont tous liés, chacun, dans sa dimension propre, me procure l’inspiration.»

Ainsi, elle mêle la vie à la peinture, une si étroite symbiose qui lui a imposé des règles d’adaptation et de confrontations dans sa quotidienneté et forcément dans son univers plastique. On rencontre des difficultés pour cataloguer cette artiste, mais très vite on se défait de cette idée, car comme l’exprime le texte du prospectus de présentation «Aujourd’hui on se dit contemporain mais peu importe l’école, le courant, les maîtres, l’important dans l’acte de peindre est de comprendre notre lien avec nous même et avec le monde. Le seul arbitre reste l’émotion et la réflexion. Qu’on soit émetteur ou récepteur on a des ondes en commun, une œuvre qui nous regarde et des couleurs qui nous parlent, alors il nous reste qu’à être à leur écoute !»

Mejda Ben, n’a que 21 ans et a déjà participé à une dizaine d’expositions collectives et de concours, dont le plus important, le concours international «Art pour tous» de Paris en 2007, où elle a été classée parmi les dix premiers. Si Mejda Ben met son coeur au service de sa démarche picturale, c’est aussi et surtout pour partager. Partager avec tous ceux qui adoptent son style.

Par: Faten. H
Source: Midi Libre - Quotidien national d’information (Le : 28/12/2007)

 

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Exposition de Mejda Benchaabane à la cybergalerie Didouche

« Eclats d’âme » et état d’âme 

En 2005, elle avait déjà participé au concours de la peinture du 08 mars au palais de la culture Moufdi Zakaria d’Alger. En décembre 2006, elle participera à l’expo « Palette triangulaire » avec Meriem Benchaabane et Mounjia Abdeltif, au théâtre de verdure d’Alger. Mejda Benchaabane a aussi participé, entre autres, au concours « Arts pour tous » à Paris au mois d’Aout 2007, où elle s’est classée 9e sur 156 candidats.

« Ectats d’âme », un titre peu ordinaire, mais qui nous paraîtra normal quand on apprend que l’artiste plasticienne Mejda Benchaabane est psychologue de formation. « Eclats d’âme » est le titre de l’exposition de peinture de la jeune artiste Algéroise qu’organise l’Etablissement Arts et Culture jusqu’au 06 janvier 2008, à la Cybergalerie Didouch Mourad à Alger. Il y avait beaucoup de monde jeudi au vernissage de l’exposition riche d’une vingtaine de tableaux (peinture sur toile pour la plupart).

Peint dans un style proche de la miniature « Mouna Louisa » se distingue nettement des autres. Bien que ce soit écrit « d’après Ange Tissier » sous le tableau, celui-ci est inspiré librement et le titre est de notre jeune artiste.

« Rupture » plus loin, est fait de deux œuvres superposées, celle du bas au bleu dominant et l’autre en rouge surtout. Dans le tableau intitulé « Surmoi, moi, ça », nous avons trois dessins déposés verticalement (Style abstrait). « Livre d’or » est peint en camaïeu doré. L’œuvre intitulée « Entre chants et marées » en semi abstrait, nous laisse deviner une musicienne violoniste sur une embarcation à voile. D’autres tableaux, tous aussi beaux, sont intitulés « Dans ma bulle », « Eternel », « Solitude », « Regret » ou « La valse ».

Artiste peintre par passion, Mejda Benchaabane a exploré divers chemins dans sa « quête de l’exclusif » en empruntant « une touche de VanGogh, Picasso, Miro ou Kandinsky », est-il écrit dans la présentation de l’expo.

En 2005, elle avait déjà participé au concours de la peinture du 08 Mars au palais de la culture Moufdi Zakaria d’Alger. En décembre 2006, elle participera à l’expo « Palette triangulaire » avec Meriem Benchaabane et Mounjia Abdeltif, au théâtre de verdure de l’Aurassi.

Mejda Benchaabane a aussi participé, entre autres, au concours « Arts pour tous » à Paris au mois d’Aout 2007, où elle s’est classés 9e sur 156 candidats.

Par : Kader B.

Source : L’Authentique. (Le : 29/12/2007)

 

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Mejda Benchaabane expose à la galerie « Thevest »
« LA PSYCHOLOGIE DES OMBRES »

La plasticienne, psychologue clinicienne de formation, fait l’introspection de l’être humain. L’être humain, son rapport avec son environnement et avec autrui sont au centre de la thématique de l’œuvre de l’artiste peintre Mejda Benchaabane qui expose depuis samedi sa dernière collection intitulée «Entre ombre et lumière», à la galerie «Thevest» de Kouba (Alger).

«J’ai voulu, à travers mes œuvres, évoquer l’être humain, sa force et sa faiblesse mais aussi parler des relations humaines», confie la plasticienne dont les tableaux réalisés selon la technique peinture sur toile sont de style semi-figuratif tendant vers le symbolisme. C’est ainsi que pour évoquer l’être humain, ses différents moments d’existence, ses joies et ses peines, l’artiste a fait appel à des formes tantôt arrondies, tantôt élancées à l’exemple de «La valse», «Solitude» ou «Mélancolie».
Des toiles au graphisme simple mais d’une grande expressivité. La peintre, qui fait cohabiter les fragments de surface sans se laisser aller aux aplats géométriques, évoque, dans ses peintures aux lignes épurées, les relations humaines harmonieuses mais également parfois tumultueuses qu’elles expriment aussi par l’utilisation d’une palette de tons mats, transparents ou patinés mais toujours d’une grande intensité.

«Je considère le choix des couleurs comme l’étape la plus importante voire même la plus difficile», dit-elle. Ses tableaux empreints d’une grande sensibilité dégagent une lumière délicate et puissante, à l’image de ceux portant les titres «Dans ma bulle» ou «Surmoi, moi, ça», dans lesquels la plasticienne, psychologue clinicienne de formation, fait l’introspection de l’être humain.

«L’important dans l’acte de peindre est de comprendre notre lien avec nous-même et avec le monde. Les seuls arbitres restent l’émotion et la réflexion», affirme Mejda Benchaabane qui, dans la quête de l’exclusif, a exploré divers chemins artistiques, empruntant une touche de Van Gogh, Picasso, Miro ou Kandinsky, tout en cherchant sa propre voie. Issue d’une famille d’intellectuels et d’artistes, Mejda Benchaabane, passionnée de dessin et de peinture depuis la plus tendre enfance, est à sa deuxième exposition individuelle, elle compte à son actif de nombreuses participations à des manifestations artistiques.

Par: Irane Belkhedim.
Source: LE JOUR D’ALGERIE.

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Mejda Benchaabane EXPRIME sa passion pour la peinture:

Mejda Benchaabane, est jeune plasticienne née à Alger, psychologue Clinicienne de formation. Elle vient d’accrocher le deuxième prix du Grand prix international de peinture « jeune talents 2008 » à Montrond les Bains (France).

Elle a été classée 9ème sur 156 Candidats au concours « Art pour Tous » à Paris (Septembre 2007). Elle a participé également à plusieurs concours nationaux et internationaux. Elle a exposé  dans plusieurs salles d’expositions à  Alger. Dans cet entretien Mejda Benchaabane exprime sa passion pour la peinture et surtout ses sources d’inspirations…

Comment êtes-vous devenue artiste-peintre ?

L’intérêt  que je porte à la peinture a évolué progressivement, j’ai du m’exercer durement, pendant des années, afin de trouver ma voie (qui reste pour autant ouverte) et cela est venu essentiellement suite à une recherche interne des composante de ma personnalité et une plus-ou-moins « maturité » qui ma permis d’extérioriser ce fort intérieur avec une touche symbolique.

En toute humilité, je ne me considère pas encore comme « artiste-peintre » car ce n’est pas une fin en soi… on est en perpétuelle recherche que ce soit en notre personne ou  dans le monde qui nous entour.

L’artiste peintre (selon moi) est une personne qui « pense » et qui « pratique » l’esthétique (beauté, émotion, idée) sous une forme picturale (ou autre).

Dans ce monde, je ne suis qu’un fœtus qui se développe instinctivement donc je peux dire que ma peinture n’est que « instinctive » et « spontanée » … j’y travaille pour la rendre plus profonde.

Je conclus en disant, que je ne suis pas devenue « plasticienne », ça na pas été pour moi « un choix » mais une nécessité … une pulsion qui m’a propulsé dans ce sens… et je suis mon chemin à petit pas en restant fidèle à mes émois !

Parlez-nous de vous, de vos études, de votre parcours, etc.

Comme je le dis souvent, je préfère laisser ma peinture parler pour moi, Je peins en partie, ce que je suis, ce que je ressens, ce que je pense !
Je suis psycho clinicienne de formation, j’ai obtenu une licence en psycho clinique en 2007 et la peinture a toujours été la parallèle à mes études, d’ailleurs ma formation a beaucoup contribué  à mon expansion et à l’exploration  de soi !
Depuis 2005, j’ai participé à de nombreuses expositions collectives, et concours nationaux et internationaux … j’ai essayé tant bien que mal d’exposer mon travail dans la scène internationale via internet notamment et j’ai reçu des échos qui m’ont beaucoup encouragé.

Ma première exposition individuelle date de décembre 2007 à Alger et par la suite, j’ai enchaîné avec une autre exposition ou j’ai présenté une autre collection, en juin 2008 dans une galerie privée à Alger.

Vous pouvez trouver tous les détails sur le site.

Dans quelle école artistique pensez-vous appartenir ?

Je ne pense pas appartenir à une école, et je ne pense pas non plus que j’appartiendrai un jour à une école, tout simplement parce que ça serai la mort de la créativité … l’artiste est sensé aller de l’avant, ajuster sa sensibilité à sa peinture, créer et évoluer dans la pensée…
Appartenir à une école c’est mettre son art entre quatre murs !

Je peux par contre dire que le mode d’expression de mes œuvres jusqu’à présent se tend vers du symbolisme expressionnisme, par contre la technique utilisée semblerait être du semi abstrait.

Dans quelle mesure pensez-vous que vos œuvres peuvent influencer la société algérienne d’aujourd’hui ?

Dans le domaine de l’art, la société Algérienne est en pleine mutation, le monde artistique s’ouvre de plus en plus à un public intéressé.
Après avoir traversé un long couloir, la société algérienne est enfin sortie de sa torpeur et l’éclosion en faveur des arts (peinture, musique, cinéma, théâtre…) n’est pas des moindres.

Lors de mes expositions, j’ai pu constater un public de tout genre; générations confondues. Ceci m’a énormément fait réfléchir, car très souvent on attribut l’art et surtout la peinture à une classe supérieure de la société. Cela dit, moi par mes démarches, j’ai voulu prouver le contraire. L’art appartient a tout le monde, tout être humain sensible a la beauté est le bienvenu… toute critique est prise en considération.  Ne faisant pas abstraction de mon âge, je me retrouve relativement jeune dans un monde aussi vaste, et pourtant, j’ai pu faire mon petit brin de chemin, et je crois que j’arrive à donner l’exemple pour les gens qui m’entourent, à encourager ceux qui sont encore dans l’ombre.  Je reste optimiste.

Quelle est votre actualité artistique (exposition, etc.) ?

Pour le moment, j’ai fait le choix d’un retrait pendant une période,  en faveur de la documentation et de la réflexion, je suis arrivée à une phase craignant la stagnation de la créativité,  et la monotonie.

Dès que j’aurai abouti à mes fins, je me remettrai à pondre des idées, qui de là (je l’espère) donneront naissance a des images riches en sens !! Je pourrai par la suite, éventuellement  prévoir une exposition.

Propos recueillis par : Yazid Haddar
Source: www.lemag.ma (Le: 4/11/2008)

 

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« MIROIR PROFOND »:  Mejda Benchaabane expose ses oeuvres

La trentaine de tableaux accrochés aux cimaises de la cybergalerie Didouche-Mourad laissent éclater le for intérieur de la plasticienne qui étrenne et ce, jusqu’au 10 janvier, son panel d’œuvres en solo avec une charge de musicalité.

Le regard du visiteur défile des compositions lovées dans une musicalité qui inonde ses à-plats. Psycho-clinicienne de formation, Mejda, oriente son parcours dans le geste plastique non sans en être imprégnée au passage d’une certaine aura du travail «picassien», de Miro ou de Kandinsky. Des figures allégoriques dont l’expression des formes conjuguée à l’harmonieuse combinaison des couleurs nous renseignent sur le courant contemporain qu’elle tient à mettre en avant.

L’artiste tient à «voguer «sous sa propre latitude picturale. Après avoir pris part à nombre d’expositions collectives, l’artiste explore ses tréfonds, taquine sa muse féminine, cultive la technique du trait au même titre que sa mère et sa sœur aînée Meriem – plasticiennes – et invite, pour la première fois, le public à apprécier son langage plastique, à travers une collection intitulée «Eclats d’âme» dont les compositions sur toile et sur carton laissent échapper un charge de musicalité. Elle promène l’œil du spectateur dans un cosmos de circonvolutions dont les courbes mélodieuses et les mouvements spiralés – en flamme – demeurent son registre de prédilection. Sa thématique la plus prégnante, elle la puise dans le dédale de la pudeur et la grâce de la femme : discrétion, élégance et fragilité foulent subtilement ses subjectiles.

Un triptyque duquel s’abreuve la jeune plasticienne. «Mélomane», «Prière», «Suggestion», «Phobie», «Entre vents et marées», «Mi-voilée», «Eternel», «Méditation», «Regret», «Affection» sont autant de compositions qui nous renseignent sur le dynamisme de la jeune artiste qui fait de son violon d’Ingres, la peinture, une passion dévorante. Son talent ne s’imprègne pas moins aussi de l’école du figuratif, à travers la belle composition qu’elle baptise «Mona Louisa» en hommage à la Joconde de Léonard De Vinci, mais avec une expression toute particulière. Aux réalisations déclinées dans un ton pastel ou bichromie, l’artiste oppose des œuvres dont la richesse chromatique illustre le bouillonnement tapi dans son for intérieur.

Une sensibilité et une dynamique qui nous édifie sur la richesse de son talent. Un talent prometteur qui poursuit en silence son bonhomme de chemin, en quête de fouille d’un autre univers. Le regard du visiteur défile des compositions lovées dans une musicalité qui inonde ses à-plats.

Par: Farouk Baba Hadji
Source: www.djazairess.com (Le : 07/01/2008)

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  Mejda Benchaabane, plasticienne et psychologue:
« Je dépose les formes sur les courbes de ma vie »

La jeune plasticienne Mejdaben a récemment exposé ses œuvres dans le cadre de l’exposition « Palettes au féminin », qui s’est tenue au Palais de la culture (Mars 2013). Elle revient sur son parcours entre une formation en psychologie et une passion pour l’art.

Reporters : Vous conjuguez une carrière dans la psychologie et une activité d’artiste. Racontez-nous ça…

Mejdaben :

Je gribouille depuis mon jeune âge, mais quand est venu le moment de choisir son parcours universitaire, j’ai préféré m’orienter vers la psychologie, c’était mon premier choix. Mais j’ai aussi choisi de continuer mon petit chemin en peinture (quitte à supporter l’appellation « autodidacte », ô combien péjorative dans notre société), mais le contraire n’aurait pas été possible alors c’était sans regret.
Par ailleurs, c’est durant mes quatre années en psychologie clinique que j’ai peins le plus. Ces études m’ont apporté l’introspection nécessaire à toute création. En essayant de répondre à certaines questions existentielles de la vingtaine et en baignant dans un monde où riment émotion, sentiment et psychisme, ma peinture ne pouvait qu’en être imprégnée.

Comment ces deux disciplines interagissent chez-vous ?

J’ai toujours voulu créer un pont entre ces deux disciplines, qui ne sont pas si différentes que ça ! Si mon premier choix était la psychologie (licence), mon deuxième choix a été l’Ecole des beaux-arts d’Alger (Magister). J’ai, en effet, eu les deux concours pour poursuivre mon magister, celui de psycho-trauma et celui des beaux-arts (que j’ai passé juste pour tester mes connaissances). Je devais choisir entre mes deux passions, et ça n’a pas été facile. Etant donné ma formation de base en psychologie, j’ai préféré élargir mes connaissances et intégrer un autre milieu pour plus d’enrichissement culturel et intellectuel (et encore une fois, sans regret). C’était en quelque sorte mon destin de relier tout cela et de « penser » à introduire l’art
thérapie en Algérie. Si je dis « penser », c’est parce que c’est un projet en cours de construction et de réflexion.

Quelles sont vos influences artistiques ?

Lorsque j’ai commencé à toucher à la peinture, je me suis amusée à reproduire certaines peintures célèbres des grands peintres modernes du XXe siècle, notamment Van Gogh (« La Chambre »), Picasso (« Le Violent»), Miro (« Le Soleil rouge »), Chagall (« La Mariée »), Kandinsky, Renoir… etc. C’était, pour moi, des exercices de style, mais en même temps un moyen d’acquérir la technique et de me familiariser avec la peinture à l’huile. Petit à petit, je me suis retrouvée à façonner des formes et des silhouettes et à choisir une gamme de couleurs qui faisaient plus échos à mes états d’âme. Je voulais, avant tout, m’exprimer, mettre sur toile mes émotions, avec très peu de détails réalistes, mais plus expressifs. Ma première exposition individuelle en 2007 s’est intitulée « Eclats d’âme ».

Comment définiriez-vous votre style ?

Je ne sais pas trop définir mon style, puisqu’il est un aboutissement d’un processus qui reste en mouvement et en évolution (je l’espère). Il est situé entre le figuratif et l’abstrait. Je m’arrange toujours pour être entre deux mondes, c’est peu confortable, certes, c’est dangereux même, mais au moins, je balance, donc je suis en mouvement. En essayant de définir mon style, j’ai peur d’arrêter ce processus, pour me contenter de ce que je sais faire le mieux. C’est, entre autres ce que je crains le plus. J’essaye d’avancer dans ma recherche picturale au fur et à mesure que j’acquiers de nouvelles expériences. Ce n’est pas évident d’avoir l’inspiration et d’être par la suite disposée à mettre ses idées sur toile, surtout lorsqu’on mène une recherche et qu’on a un mémoire de magister à déposer.
Ces trois dernières années ont été consacrées à la recherche, et c’est avec beaucoup de frustration que j’ai dû faire des concessions et laisser reposer mes pinceaux. Ma réflexion ne s’est pas arrêtée pour autant, à travers mes recherches théoriques et mes lectures, j’ai dû agrandir mon bagage culturel pour m’ouvrir sur d’autres horizons.

Quelles sont les thématiques qui vous inspirent ?

Pour le moment, j’ai beaucoup travaillé sur ce qui se passe à l’intérieur de l’être humain (émotion, frustration, sentiment), j’ai aussi abordé des thématiques personnelles, suite à des événements particuliers. Mais, depuis quelque temps, j’éprouve le besoin aussi de sortir de ma coquille et de témoigner de mon époque à travers l’actualité qui nous entoure (comme ce qu’on peut voir sur le tableau «Révolte en maux croisés »).
Je suis passée du monde intérieur au monde extérieur. Et on peut même le remarquer à travers l’exposition: il y a comme un clivage entre l’intérieur et l’extérieur, surtout sur le volet stylistique. Je ne saurai l’expliquer clairement, mais ce qui est sûr, c’est que le processus de création n’est pas linéaire, on peut observer, par moments, des régressions, ou, au contraire des sauts en avant, des changements brutaux de style ou des inhibitions partielles. La vie est courbe en mouvement, et c’est sur ce mouvement que je dépose les formes que je peins.

Vous avez participé à une exposition de plasticiennes algériennes. Sentez-vous une particularité ou un trait commun dans la peinture féminine algérienne d’aujourd’hui ?

Je ne vous cache pas que parmi toutes les critiques que j’ai reçues, celle qui revient le plus est
« Votre peinture n’est pas comme celle qu’on a l’habitude de voir dans les expositions, elle sort du lot ».
Je ne saurais dire si c’est positif ou négatif comme remarque. Personnellement, je n’ai pas cherché délibérément à me différencier ou à me démarquer des autres. Ma démarche est presque naïve, car je peins avant tout pour moi et je veux que ma peinture me ressemble, ensuite qu’elle raconte une histoire.
Je ne cherche pas à suivre les tendances du moment ou à peindre pour vendre. Je veux que ma peinture soit la plus sincère et la plus communicative possible. Après tout, si on ramène une création au contact avec le public, c’est pour qu’il y ait échange, communication, partage ! Tels sont mes objectifs à travers toutes les expositions que j’ai faites.

Quels sont vos projets ?

Je n’ai pas de projet concrètement. Je dois travailler ma peinture, je dois évoluer dans mes thématiques et dans mon style. Je dois m’ouvrir davantage sur le monde qui m’entoure.
Je dois mûrir, artistiquement parlant ; après quoi, je peux envisager une exposition. Tout reste à faire, car on n’est pas artiste parce qu’on a accroché quelques toiles sur les murs d’une galerie. C’est un cheminement dont la quête est le plaisir de s’exprimer, mais aussi de donner une vision singulière des choses de la vie. Pour ma part, ce sera une vision à travers une coquille perchée sur un arbre.

Par: Walid Bouchakour
Source: Reporter-dz (Le : 25/03/2013)